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    September 27

    Cadrage

    Reprenons donc là où nous l'avions laissé le flux de verbiage inutile il y a une vingtaine de minutes (ouaip, d'après l'heure de post ça fait un peu plus longtemps que ça mais vu que je n'ai toujours d'internet chez moi que dans ma cuisine — quelle idée de faire des câbles de seulement 7m de long aussi — je tape dans mon lit, bien au chaud, et je poste le matin en arrivant au bureau). Ça a l'air bien comme ça la vie dans les grandes contrées froides non? Rester bien au chaud avec un bon thé en racontant ça vie aux gens qui sont loin et qu'on aime, avec de temps en temps quelqu'un qui vient nous prendre pour nous proposer une sortie nocturne, parce qu'attendre le bus, ce n'est pas une bonne idée... profiter de la vue sur le centre-ville d'Edmonton au loin et que je n'ai pas, tout ça quoi. Il était question de cadrer un peu ce que j'allais mettre sur ce fichu blog et non de raconter ma vie, promis je vais essayer de m'y tenir. L'idée, ce n'est clairement pas que ça intéresse grand monde de savoir ce que je vais mettre ici vu qu'au total, si on n'a pas envie de le lire on peut passer à autre chose, non, c'est plutôt pour me cadrer moi, parce que si toi, ô lecteur, tu peux passer à une autre note, moi, il faut bien que je l'écrive. Et vu ma tendance («mon petit côté») dispersé et prêt à parler de tout et de rien à tout instant, je risque de passer pas mal de temps à taper un truc de trois kilomètres avant de finalement me dire que non, ça ne va pas du tout dans la tonalité du truc et en plus ça ne présente aucun n'intérêt, voire que ça ne relève peut-être que de la psychothérapie pour paranoïaque dépressif. Ben quoi? faut pas avoir honte de ce que l'on est non?

    Bref, passons aux choses sérieuses et laissons de côté toutes ces méditations inutiles et fortement dépassées. Déjà, j'attends avec impatience les premiers commentaires de Brad qui je l'espère se reconnaîtra. Ensuite, de quoi je vais bien pouvoir parler? À première vue de moi, après tout, c'est ce que je fais le mieux donc pourquoi m'arrêter là, peut-être même que je me sentirai le courage de continuer à écrire une fois revenu en terre civilisée, oups pardon, je n'ai rien dit. Ensuite, il va falloir parler un peu de comment ça se passe dans ce magnifique pays (promis, les photos c'est pour bientôt, elles sont sur mon ordinateur mais pour l'instant je n'ai réussi à les mettre ni sur facebook ni sur ce blog), parce qu'effectivement c'est très beau. Les couleurs de l'automne sont véritablement magnifiques, surtout lorsque l'on traverse la Saskatchewan (yeah baby!) par le pont à l'ouest de l'université, quand la vallée large et profonde creusée par des siècles d'absence d'urbanisme européen se déploie dans toute sa splendeur... Bon il faut modérer ça par la température extérieure qui peut énormément varier du fait de l'ensoleillement, du vent et du temps que l'on est prêt à passer dehors. (Du style il gèle le matin, pas au sens figuré au sens propre, et on se balade en T-shirt l'après-midi, enfin on...) Je ne sais pas encore si je vais étaler mes états d'âme ou pas, c'est tentant et j'adore ça mais en même temps ça risque tellement de me mettre dans une contradiction permanente à chaque fois que je vais relire ce que j'ai écrit avant que ce n'est peut-être pas une bonne idée. Pour l'instant, restons-en à «La vie au Canada, ça déchire ta grande tante!». D'ailleurs, je tiens à présenter d'avance et une bonne fois pour toutes mes excuses à tous les adeptes de la virgules qui je pense, auront remarqué que je n'ai aucune idée de la façon dont on est supposé s'en servir vue la difficulté à reconstituer le sens de mes écrits quand on les lit distraitement. Gnark gnark gnark.

    Il me semble que cette note fait déjà une taille raisonable, que j'ai pu commencer à raconter mes bêtises et que je ne vais pas m'arrêter de sitôt mais que l'avantage d'avoir (enfin) un peu de temps ce soir, c'est que je peux en écrire plein et les écouler tous les jours sans que ça se voit trop. Comme on dit ici, be better thought an idiot than open your mouth and be proved so. Moi, je (d'abord, oui, moi, je) suis un matheux, j'aime bien les preuves.

    Votre éternel serviteur de lui-même.
    September 26

    Et si on commençait?

    Ploum,

    Il s'agit donc de la première note de ce blog enfin commencé... Depuis le temps que j'en parle, il faut bien s'y mettre. Bon pour l'instant je sens qu'il va essentiellement me servir à donner des nouvelles sans avoir besoin de spammer 3000 personnes à chaque fois. Je vais aussi essayer d'y mettre des photos (si j'y arrive...) et exposer mes grandes réflexions qui ne font pas avancer d'un pas l'humanité mais correspondent uniquement à mon ressenti du moment.

    Bref, laissez des commentaires, envoyez- moi des mails, suggérez-moi des choses à faire pour améliorer ce bidule et bon, ben faites-vous plaisir... De toute façon, si ça ne vous intéresse pas, vous pouvez passer très rapidement ailleurs (je suis sûr qu'il y a un bouton page d'accueil en haut à gauche de la fenêtre de votre navigateur, enfin si cette page n'est pas votre page d'accueil, auquel cas je serais flatté mais un peu inquiet pour votre santé mentale). Pour l'instant il n'y a rien, c'est assez désertique je l'avoue mais je vais avoir toute la nuit pour réfléchir à quelle tonalité lui donner, quelle fréquence de posts envisager en prenant en compte mes petites habitudes de vie, qui envoyer bouler quand ça ne me plaît pas, comment réussir à ne pas trop m'embrouiller avec ce nouveau clavier et surtout, quand vais-je enfin me bouger le postérieur pour aller faire des courses et avoir autre chose que des pâtes à manger les rares soirs où je suis chez moi pour dîner?

    Bref, voilà, c'est tout pour le moment, j'espère qu'on peut modifier une note une fois postée parce que vu le nombre de fautes de frappe que je fais ça risque de ne pas être triste sinon. (Ah oui cool on peut.)

    Votre éternel serviteur de lui-même.