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    February 22

    Ça remarche?

    On va voir ça tout de suite...
    December 10

    Poisse 24 le retour

    Bon ça va être bref, semaine bien poisseuse entre les AR à la fac superflus pour cause d'oubli de clés, chargeur etc. les bus loupés que l'on attend une heure par -30, les sac de riz qui se répand dans toute la cuisine, la brique de jus de fruit qui fait de même, et certaines personnes qui ne daignent même pas dire bonjour. Bref, vivement les vacances
    December 03

    Boh, novembre est fini

    Bon, on est de retour dans le très grand froid. Maintenant, la température est vraiment basse et il commence à faire un froid à faire geler un Caribou. En général, la température sous abris évolue entre -15°C et -25°C, et la température ressentie (ben ouais faut compter le vent...), entre -20°C et -37°C (ouais j'ai eu ça une fois en rentrant le soir, croyez-moi c'est honteusement froid). Bref, conséquence, il neige, il pèle, je cherche à rester au chaud le plus possible et là je laisse mon colloc dégager la neige du chemin (parce que c'est bien de voir où on met les pieds...), mais bon je l'ai fait la dernière fois alors hein, d'abord. Bon ensuite, les nouvelles, ça va, ça vient, c'est cool c'est l'hiver (d'ailleurs visiblement ça sera un des plus froids depuis 30 ans il paraît brrrr... et dire que mon papa vient me voir quand il va faire le plus froid...). Mais c'est beau. La Rivière gelée, les arbres sous la neige, les parcs tout blanc, les intersections pleines de bouts de plastique des collisions... Bref, la vraie saison qui démarre (j'attends toujours mes aurores boréales). La semaine a été plutôt calme, à part Andouille n°1 qui finalement ne déménage pas à Winterpeg Manisnowba, ma cobureau qui a l'air déprimée, mes collocs qui veulent toujours partir, mes courses qui ont été épiques (trop de sacs, trop grosses courses, mais j'ai plein de conserve maintenant et les haricots au sirop d'érable, c'est bon :P). Les lumières de Noël qui se mettent en place, le père Noël qui parade, les tours de la centrale de chauffage de l'université qui se mettent à briller de plein de couleurs différentes la nuit. En gros, rien de bien neuf, à part que j'ai rencontré quelques personnes sympa, que je m'intéresse au grand capitalisme sauvage Nord-Américain, que j'ai découvert la série «American Dad» et que c'est trop bien, que j'ai revu Princess bride une fois de plus, que les pizzas c'est bon, que forum c'est marrant, que yaf c'est débile, que la neige c'est blanc, que j'ai pas fait de bonhomme de neige mais j'en ai envie, et que voilà.

    Ah si, le plus vieux bar/niteclub homo du Canada ferme ses portes le 31 décembre, après 30 ans de bons et loyaux services. Où je vais aller le samedi soir moi hein?

    Voilà, bref, mais intense.
    November 27

    Résumé des épisodes précédents

    Le retour du blog de la mort qui tue avec en extra bonus promotionnel quelques bonbons et autres perles pour vous donner quelques nouvelles et de quoi vous occuper pendant ce magnifique long et ennuyeux post qui va tenter avec succès je l'espère de mettre à jour mes dernières aventures au pays du Caribou enragé (et ivre, n'oublions pas).

    Si on reprend aux derniers points, il était question je crois de début novembre, bon on est presque à la fin donc j'ai juste un peu de retard. Commençons par le début. Soirée du 3 novembre, Buddy's (ouais exceptionnellement un samedi soir... j'avais vaguement une bonne raison pour ne pas aller au Roost, juste une question de dignité. La soirée se passe presque bien (à deux trois détails peu supportables près mais c'est juste moi qui suis trop gentil et ai horreur de rester pour éviter à quelqu'un de tenir la chandelle), jusqu'au moment où on s'apprête partir et où je me rends compte que je me suis fait tirer mon manteau... avec l'appareil photo de ma soeur dedans, ainsi que ma carte d'accès nocturne à l'université (ok ça ça m'est pas super utile). Un peu pissed off comme on dit ici, franchement de mauvais poil, d'autant plus que mon pull était toujours sur le cintre :-S, limite tendance j'ai envie de frapper quelqu'un. (Moi, vous vous rendez compte un peu?) Et là évidemment mes habitudes parisiennes reviennent, je suis de mauvais poil, je rentre donc à pieds chez wam, de l'autre côté de la Rivière (ouais, je peux écrire North Saskatchewan River si vous voulez mais Rivière je trouve ça bien, surtout que c'est plutôt fleuve large et rapide), avec juste un pull, un sous-pull, des chaussures pas du tout adaptées, et une furieuse envie de shooter dans une poubelle (mais je tiens à mes pieds, surtout qu'elles sont en béton ici...), sous la neige évidemment (premières neiges :P). J'ai compris le sens de l'expression «je ne sens plus mes orteils» et chopé un gros rhume qui m'a suivi la semaine suivante. Même ma cobureau a remarqué que j'avais l'air dans le coltard, c'est dire... Bref, la semaine commençait pas top, ça a un poil continué mais grâce à mes relations chez Wallmart j'ai pu ravoir un appareil, le même (ou presque, j'en sais rien je suis pas doué avec ces trucs-là moi...) et râler pendant une bonne semaine, mais compenser un poil par un resto (sympa serait dire beaucoup, les resto Edmontoniens sont assez chaînes...). Week-end du 11 tranquilou, avec un nouveau manteau et pas mal de boulot.

    Parce que j'ai pas mal avancé dans mes recherches en plus... J'ai plutôt bien compris ce sur quoi je travaille, même si j'ai de plus en plus l'impression d'être l'unique personne qui travaille dessus en dehors du créateur de l'objet... Et j'ai trouvé quelques vagues possibilités, sur lesquelles je travaille toujours en fait. Bon fallait aussi que je fasse plein de lessives, du ménage et d'autres enquiquinement de la vie courante.

    Semaine suivante plutôt sympa, enfin presque après une réussite totale d'un dîner sympa entre collocs le mercredi, avec un poulet au curry façon marmiton.fr et un super gâteau au yaourt (bon, y'a pas eu de suite de soirée, chacun est retourné bien gentiment bosser dans sa chambre et moi jouer aux cartes sur mon ordi :S, tiens d'ailleurs ça me fait penser que j'ai oublié de raconter ma recherche d'un jeu de tarot au Canada... Impossible à trouver au West Edmonton Mall, pas de jeu tout bête comme on utilise chez soi, alors que c'est censé être le plus grand mall du monde... bon j'ai réussi à en trouver un, genre divinatoire lisible, dans la boutique goth du mall, mais c'était un peu la croix et la bannière). Le jeudi (le 15 donc), je rentre à la maison tout simplement et pif paf, on s'est fait cambrioler, enfin, le gars a juste eu le temps de piquer un vieux portable et les papiers d'un de mes collocs chinois... mais je vous raconte pas l'ambiance, ils étaient tous paniqués (je peux le comprendre), veulent déménager tout ça (encore maintenant alors que grâce à mes relations chez Wallmart et dans la sécurité j'ai pu faire installer des petits screamer pour environ $0). Bref, ambiance ambiance... mais on a gagné une nouvelle porte et des collocs qui sortent la tête de leur chambre dès que celle-ci est ouverte. Mais j'ai cramé un gâteau au yaourt :(

    Week-end tranquilou, petites sorties, moments sympa entre potes, vraiment bon week-end.

    Semaine suivante (du 19 au 25), chargée en émotions, avec un pote qui se fait virer et se retrouve sans abris dans la même journée. Et la sécu en Alberta, c'est pas tip top... Donc bon, une bonne union de quelques uns d'entre nous pour le soutenir, l'aider à ne pas trop déprimer à fond, l'héberger, tout ça, y'a des fois où on ne regrette pas de donner un peu de son temps. Bilan, il déménage à Winnipeg (Manitoba... la province du Grand Manitou), mais au moins il a une solution viable là-bas, soulagement. Rajoutons à ça une recherche d'équipement anti-"je pars dans les montagnes, je veux pas mourir". Bilan, une belle paire de boots anti-neige, pas le truc le plus sex de la création, mais j'ai les pieds au chaud :P, un tour de cou en polaire, une chapska, des moufles et beaucoup de bonne volonté (non, vous n'aurez pas de photo de moi en partance pour le Pôle Nord). J'ai pas eu froid dans les montagnes en plus et ça c'est bien :).

    Parlons un peu des montagnes donc. Le but c'était d'aller à Sorrento (BC, un de ces AB, SK, ON, NF, NS, NB, NU, et autres...) à 750km d'Ed, via Jasper (et le parc national qui va avec). Ben les montagnes c'est beau, c'est grand, c'était tout blanc, c'est hyper vaste, pas si haut que ça (Pyrénées-comparable) mais très sauvage avec plein de forêt dessus, c'est vraiment du noir et blanc quand on regarde... L'aller fut convenable, à part la tempête de neige où qu'on n'y voyait pas franchement loin entre Blue River et Clearwater (ça fait rêver hein?), et une arrivée à Kamloops, région désertique, sous la neige... Et j'ai vu des big horn sheeps, sorte de gros moutons moches avec des grosses cornes, qui léchaient le sel sur la route. Des lacs gelés, des forêts splendides bref, vraiment bien à part qu'on voyait pas bien loin. Mais au retour, c'était mieux, c'était dégagé on voyait vachement bien, j'ai pris des photos plutôt cool, je n'ai plus qu'à les retoucher, et....

    .... J'ai vu un élan (moose), pour de vrai, il était à 20m de la route dans un chemin forestier. C'est énorme comme bestiole (et ça a l'air très con aussi), c'est vraiment impressionnant et vu que je râlais de ne pas en avoir vu alors qu'on a fait tellement de km dans les montagnes, j'étais tout content comme un gosse. Seul problème évidemment, on était sur une portion à avalanche, interdiction de s'arrêter donc... sniff. Mais bon, un peu plus loin (enfin, 300km plus loin quoi), à la nuit tombée, la lune quasi pleine éclairant les montagnes (c'était splendide), sous un ciel pur, un troupeau de rennes (elk) broutait paisiblement le long de la route... Manque plus que les nounours (oh, ils hibernent), le grizzli, les coyotes, les loups, les aurores boréales et j'aurais eu tout ce dont je peux rêver... J'ai pas parlé des poubelles anti-ours d'ailleurs, où faut tirer une poignée en dessous pour l'ouvrir. Le jour où les ours apprendront à lire, ça sera foutu.

    Le retour fut ensuite long et peu passionnant, à part la neige à partir d'Edson, ce qui est pénible, surtout quand il fait nuit, et qu'on voit pas trop loin et que l'on est sur l'autoroute, mais bon j'ai pu apprécier les talents de mon chauffeur qui maîtrise parfaitement la conduite sur neige (ainsi que l'insultage de conducteur qui met ses feux de route quand il neige...). Arrivée à Edmonton, les routes sont toutes couvertes de neige, même pas de sableuse ni sur Jasper ni sur Whyte ave, ce qui est étrange, et des conducteurs qui respectent les limitations :).

    Aujourd'hui, température ressentie : -26°C, l'hiver est là et ça va pas s'améliorer...

    Promis j'essaie de le tenir plus régulièrement, je devrais avoir un rythme un peu plus calme dans les prochaines semaines, par exemple à cause du "chaque nouvelle journée est la plus froide de ma vie jusqu'à présent", mais aussi parce que certains trucs se calment. Bon évidemment, je dis ça et je vais encore me trouver de quoi m'occuper en permanence...

    Si vous voulez savoir si Brad épouse Sharon, si Ashley a vraiment trompé Craig avec Alex, si malgré leur accident en pleine montagne, Ace et Alicia vont réussir à ne pas rompre leur pacte de chasteté, tapez å

    Si vous pensez ne plus revenir ici, tapez la croix en haut

    Si vous voulez perdre du temps sur internet, www.facebook.com

    Si vous voulez que je vous raconte l'histoire des phoques dans la Rivière, vous pouvez toujours aller vous faire voir.

    Sur ce, vous pouvez oublier tout ça, reprendre une vie normale et heureuse.
    November 04

    Reverse Karma

    Pas de post cette semaine, trop de trucs à penser à...
    October 30

    Hockey, halloween et créativité

    En espérant que firefox ne me refasse pas le même coup, mais de toute façon j'ai pris les devants, je tape mon post sur mon éditeur local avant d'essayer de le mettre sur le web, comme ça au moins, je ne perdrais pas tout.

    Bref, initialement, je devais poster ce truc hier, mais j'ai fait ma journée louze informatique, option je mets mon système à jour et ça me prend neuf heures. Neuf heures à le regarder installer des trucs, en virer d'autres télécharger tout un tas de fichiers, ramer comme pas possible, avec impossibilité totale de faire autre chose, i.e. pas d'accès internet donc pas de msn, pas de facebook, pas de blog... argh. Surtout quand on est dans son bureau tout seul, avec pour seule lecture possible soit des vieux Metro Edmonton soit Robin Hartshorne : «Algebraic Geometry», vu qu'évidemment je n'ai pas pris de bouquin (je pensais pas que ça allait me prendre autant de temps) et que mon Matsumura et mon Fulton me servent, ainsi que les autres articles que j'ai sous la main, de support pour surélever un peu ma babasse qui crache un vent chaud dans la pièce où je suis et fait hurler le ventilateur (c'est pour ça que j'ai décidé de lui donner un peu de hauteur). Bref, une fois que l'on a passé en revue tous les chapitres et même les annexes auxquelles on ne comprend pas grand chose (les conjectures de Weil, c'est assez obscur pour moi), on commence à vraiment se faire chier... D'où un rangement de mon bureau (il est limite mieux rangé que celui de ma co-bureau, gnark gnark gnark), un début de scrabouillis et une étude inutile mais néanmoins occupant la tête de O(d) sur P^n (comment ça je suis censé savoir ça par coeur depuis deux ans?). Je me retrouve donc à sortir du bureau vers 19h30, ce que je déteste, vu que déjà en temps normal, quand je sors vers 18h, je me sens un peu seul dans le bâtiment (d'ordinaire, je fais 9h-18h), alors vers 19h30, c'est terrifiant : Personne, à part le personnel de nettoyage, et encore, qui range le chariot avant de rentrer à la maison, la nuit sur le campus, les rues presque vides, le vent qui souffle, les loups qui hurlent à la mort, et les sabots des cavaliers de l'Apocalypse qui résonnent au loin... Ah non, je m'emporte un peu là. C'est désert quoi. En plus je devais faire des courses parce que plus rien à manger à la maison mais en sortant à cette heure, aller au Safeway ça saoule. Donc je me suis pris une bonne pizza du coin, genre «big meaty» ça devrait parler... (et elle est sans ananas dessus celle-là, je ne sais vraiment pas pourquoi ils en mettent partout ces Canadiens) pour me réconforter un peu avant de rentrer à la maison pour taper mon post et profiter d'une petite soirée légère à lire et me reposer. Évidemment : «Ouais tu fais quoi ce soir?» Et il y a des gens auxquels je ne sais pas dire non... même si des fois vaudrait mieux. Et donc le post a été reporté à ce matin avec en plus un nouveau système tout neuf qui est tout joli (vive ubuntu 7.10).

    Reprenons donc où j'en étais avant que firefox me plante au nez dimanche après-midi, parce que quand même ce qui est intéressant c'est ma vie en Alberta, terre de pétrole et de Brokeback Mountain. Celui qui a dit «égocentrique!» est prié de se dénoncer!

    Je disais donc que je pensais finalement que j'allais prendre le rythme de poster le dimanche après-midi pour faire un résumé de ma semaine, pendant que ma lessive tourne et que j'attends avec impatience le doux et strident «biiiiiiiiip» du sèche-linge m'annonçant que je vais enfin avoir des chaussettes propres pour la semaine à venir, en écoutant Hidden et avant d'aller à mon traditionnel dimanche soir avec Ivan, option pop-corn-coca-dvd-discut. (D'ailleurs, Transformers, c'est franchement sympa, Fanastic 4 I&II ça se regarde.) Je suis content en plus, je commence à ne plus avoir besoin des sous-titres anglais quand je regarde un film... Tout ça parce que comme dirait Metalleux «Dieu a dit, le dimanche tu ne glanderas rien mais tu feras quand même ta lessive»

    Bref, la semaine fut assez remplie avec pour commencer une découverte-initiation aux principes du hockey, Le sport du coin. Il est sur glace mais je pense que c'était évident pour tout le monde. L'équipe locale, ce sont les «oilers» et je pense que la raison est assez évidente... D'ailleurs c'est assez marrant parce que les soirs où ils jouent à domicile, les en-têtes de bus (le «4 West Edmonton Mall», comme le «38 Porte d'Orléans») alternent avec «Go! Oilers Go!», je trouve ça mignon et je me demande ce que ça donnerait si on faisait pareil avec le foot en France... Le football (Canadien) n'a vraiment pas autant de succès et le soccer à l'européenne, ils savent que ça existe mais c'est presque tout... Bref, c'est vraiment important et ils sont payés des sommes astronomiques il paraît mais en contrepartie ils jouent vraiment souvent. Et ils se tapent dessus aussi pas mal et en plus, vu que de toute façon les deux qui se tapent dessus vont écoper du même temps de sortie de jeu on les laisse faire, parce que ça fait partie du spectacle, avec les arbitres qui tournent autour et n'interviennent que si ça tourne à la mêlée ouverte. Je suis même franchement admiratif de leur capacité à se taper dessus en tenant sur des patins (ok, ils ont appris à patiner avant d'apprendre à marcher ces gens-là mais quand même). Je vais peut-être essayer d'aller voir un match mais c'est vraiment bien cher ($50 pour la place la plus pourrie tout en haut des gradins). Et en plus, s'ils n'ont pas vendu assez de places, ils ne diffusent pas les matchs dans la ville où ils ont lieu, forme de black out pour se venger :-P. Bref, j'ai pas l'air comme ça, mais je m'intéresse un peu aux sports aussi, même si j'en fais pas (et d'ailleurs, je suis très reconnaissant à Lucas d'avoir passé un bon bout de temps dans une hytte rose au milieu du pays des Élans à m'expliquer les enjeux et l'histoire du free fight).

    En ce moment, c'est Halloween dans le coin, rien à voir avec ce que l'on a en France, c'est un peu plus important ici. Donc vendredi soir, il y a avait une vague soirée halloween au buddy's et quelques personnes déguisées, c'était bien sympa, surtout avec mes deux skatouzes préférés mais la vraie grosse soirée c'était samedi, au roost. Ma prévision initiale de déguisement, c'était pantalon vert, t-shirt sans manche orange avec un autre vert à capuche en-dessous (pour mettre sur ma tête et faire la queue de la citrouille), avec des yeux et une bouche en papier noir collés dans le dos, des manchons oranges et noirs et une bonne dose de maquillage orange sur le vissage avec des traits noirs pour accentuer le tout. Une citrouille transgénique géante quoi. C'était le projet initial. Parce que bien évidemment, quand je me pointe au city center mall pour acheter tout ça, tout était fermé, à 18h, vous vous rendez compte un peu, fermé à 18h un samedi... même les grandes surfaces... Il a donc fallu improviser, partir à la recherche d'un truc ouvert pour au moins avoir quelque chose... Le seul truc ouvert trouvé, c'est un save-on-food, autrement dit un équivalent du leader price. Bon, on va essayer de faire avec... J'ai besoin de papier noir. Évidemment, ils n'ont pas mais ils ont du papier blanc et du cirage noir, créativité, créativité, on va se faire son propre papier noir et le coller dans le dos. Tout ça bien évidemment dehors, tout seul en longeant un cimetière pour aller chez Kat... Idée créative effectivement mais ça marche plutôt bien et ce n'est pas si stupide que ça vu que la drag queen du jour, dans un moment d'égarement, pour sécher sa jupe utilise le sèche cheveux directement sur le tissu, le crame et fait des trous dedans et finalement utilise la même méthode pour cacher les trous...

    En gros, le costume était pas top mais c'était déjà ça, pour mon premier vrai halloween je suis content de moi. La soirée n'a pas commencé directement au roost, vu qu'avant, je suis allé à l'ultimate skatouze event. Autrement dit le concert de pop-rock amateur dans un skatepark... Bien évidemment intitulé deadfest, on est halloween, n'oubliez pas. C'était bien sympa avec tout le monde déguisé n'importe comment (même une Jessica Rabbit, mais elle ne valait pas Anna) et la musique était vraiment pas mal. Tout ça grâce à Kat, qui connaissait le groupe qui jouait... Vient ensuite le moment de rentrer, d'attendre le bus 20 minutes parce qu'ils ne passent pas si souvent que ça, qu'il n'y a ni horaires, ni plan global ni de ligne dans un abri bus (sans nom d'ailleurs). C'est pas forcément évident quand on débarque en ville pour s'y retrouver. Il paraît qu'il faut appeler un numéro pour savoir dans combien de temps passe le prochain. Et en plus on s'est foutu de moi quand j'ai fait signe au conducteur de s'arrêter, paraît que y'a pas besoin... Retour au roost donc par la suite. C'était blindé, mais genre blindé de chez blindé, les soirées du COF populeuses ou les K-lô les plus fournies, c'est désert à côté, même le Queen les jours de grande affluence... Quasiment impossible de se déplacer, vague crise de panique de ma part, sortie pour prendre un peu l'air, retrouver des gens que l'on connaît, se calmer un peu et passer une super soirée en fin de compte. Maintenant, j'attends juste demain soir pour la vraie soirée d'halloween en vrai, j'ai quelques personnes qui m'ont invité à différents endroits, je dois encore faire mon choix.

    Voilà, c'était les dernières nouvelles en provenance du Canada... En espérant que tout se passe bien pour vous, envoyez-moi des mails :P
    October 28

    Saloperie de firefox...

    Qui me plante au nez lorsque j'ai déjà écrit un billet très long... Le post du week-end aura donc lieu demain... sorry folks
    October 23

    Fast food, alimentation, vie culturelle, relations humaines et tout le tralala

    Oui je sais, ça faisait bien longtemps que je n'avais rien mis ici, par manque de temps, par flemme, par fatigue et aussi par un léger problème de connection qui faisait que je ne pouvais rien mettre...

    Bref c'est le grand retour et je vais une fois de plus parler bouffe, vu que plein de gens s'inquiètent du fait que j'arrive à me nourrir convenablement et que je ne vais pas revenir encore plus maigrichon qu'avant (ce qui voudrait quand même dire que j'ai laissé un os quelque part...).

    L'alimentation, le soir c'est cuisine à la maison avec ce que j'achète au supermarché du coin, ça n'a pas beaucoup de goût mais ça a déjà plus de gueule que le truc tout préparé que l'on met au micro-onde avec un peu d'eau et que l'on regarde grossir. Je me spécialise d'ailleurs dans les 1000 et unes façon d'accomoder des pâtes, du morceau de poulet indifférentiable, de la crème, des oignons et des épices diverses. Rassurez-vous c'est bon et je ne suis pas malade avec ça.

    Le midi, faut manger vite, parce que la déformation du cône normal attend et il est hors de question de la laisser patienter trop longtemps. En gros c'est direction le Hub, le mall de la fac pour aller se chercher un fast-food chinois, japonnais, coréen, italien etc. C'est généralement pas cher du tout et en plus assez équilibré (avec plein de trucs verts dedans, même de la salade). En plus c'est bon. On peut même rajouter des trucs différents si on veut, avoir une boisson pas trop pleine de sucres et prendre le temps de manger assis en lisant son journal. L'autre option c'est le traditionnel fast food à l'américaine avec un large choix de burgers (beurk) et toujours des nuggets, parce qu'il n'y a que ça de vrai. Le mcdo de nos campagnes à côté, c'est de la rigolade... Globalement c'est vraiment bon, pas comme ce à quoi on est habitué tout dégoulinant de gras et sans aucune autre saveur que le sel qui va avec. En plus les frites avec, on peut les transformer en chili, en pomme de terre au four, en salade habituelle ou de fruits, le tout sans supplément! Le repas équilibré en prenant un truc basique n'est pas loin du tout, et en plus c'est pas cher.

    Bon évidemment, le problème, c'est si ensuite on se fait une petite eau noire, oups pardon café, avec une pâtisserie (genre le Honey cruler du Tim Hortons c'est le pied), là d'un coup, ça devient un peu plus dangereux pour le cholestérol...

    Tout ça pour dire, il faut arrêter de croire qu'il est impossible de manger convenablement pour pas cher, si c'est possible. Évidemment, ça ne vaut pas la petite guinguette où Jeannine, la sympathique tenancière (merci le routard), prépare avec amour sa salade de champignons avec des vrais morceaux de terre dedans... mais on survit.

    L'autre truc intéressant c'est que les malls ont souvent toute une zone dans le genre, avec plein de tables, chaises etc. et plein de petites boutiques à emporter, un peu comme au Carroussel du Louvre. C'est bien pratique on ne se pose pas de questions, chacun prend ce qu'il veut et on se retrouve ensuite là où on veut. Ils essaient même de faire un vrai effort sur le recyclage (évidemment, en extérieur c'est un peu plus difficile vu que ces saloperies d'écureuils viennent tout mélanger).

    Sinon, il y a eu des élections municipales aussi dans le coin, et le maire a été réélu assez largement. Les préoccupations des habitants sont surtout le déneigement l'hiver et les écoles... Heureusement, certains s'intéressent aussi aux problèmes de sécurité en centre ville (je l'ai peut-être déjà dit mais paraît qu'Edmonton est une des villes les plus dangereuses d'Amérique du Nord, faut vraiment que je vérifie ça, parce que pour l'instant je n'ai pas vraiment senti ce sentiment...), et aussi des problèmes de logement, de fermeture des lits en HP tout ça... Mais le Canadien parle peu politique en général, a juste fallu que bien évidemment je tombe sur ceux qui en parlent tout le temps.

    Bref, toujours pour continuer dans la veine culturelle, j'ai pu constater aussi ce que font les gens de leur temps libre. Globalement nos traditionnelles sorties ciné resto expo musée... bof de toute façon y'a guère que des grands espaces ici avec des marques de castors sur les arbres ("Sauvez un arbre, mangez un castor", ça a de plus un sens assez pervers en langage local ça...). Éh bien figurez-vous qu'ils ont raison. Les grandes balades le long de la rivière, ou dans un des immenses parcs de la ville, c'est bien c'est sympa, les chemins sont convenablement entretenus, la vie est belle quoi. Bon sinon, ils vont camper ou partent en vacances à Hawaï suite à un clic trop rapide sur le site de réservations internet... Néanmois, je vais quand même traîner quelques Canadiens (et Canadiennes pour ceux qui commencent à s'inquiéter) à la galerie d'art de l'Alberta, c'est pas bien grand, impossible à trouver (ils sont en travaux et il n'y a pas un seul panneau dans le coin, alors il faut demander à des passants, qui me voyant avec toutes mes épaisseurs me prennent pour un sans-abris : «No I don't want spare change, I just need information»), mais qui a une expo paraît-il sympa de pop-art en ce moment.

    Il y a aussi les concerts qui sont assez rares dans les bars ou alors complètement inabordables, mais qui ont lieu à Rexall place souvent, au nord de la ville genre grand complexe multi-activités type millenium dome à Londres à part que ça ressemble plus à une forteresse de Pirates des Caraïbes, mais bon la neige, le vent tout ça. Salle classée 3e au niveau Canada en qualité d'accueil et 13e mondiale (je ne connais pas les critères, je l'ai juste lu dans Metro édition Edmonton en mangeant mes nuggets, entre un article sur les problèmes de royalties du pétrole et le procès d'un meurtrier qui se prenait pour Jésus en assassinant sont amie d'enfance, enceinte, portant l'enfant du Diable, sous influence de crystal-meth évidemment, mais finalement déclaré responsable de ses actes si vous voulez connaître la fin de l'histoire). Bref, on trouve André Rieu dans les concertistes (faut pas rêver, j'y suis pas allé), un groupe de metal dont j'ai oublié le nom mais dont j'ai entendu parler cet été venait de passer quand je suis arrivé et Bon Jovi en novembre. J'ai pas encore tout regardé en détail mais ça peut être sympa.

    Entre temps, j'ai aussi fait découvrir le lèche-vitrine à un de mes collocs chinois, c'était épique surtout qu'on n'a pas les mêmes goûts vestimentaires du tout, et investi dans un magnifique manteau hiver-proof que j'aurai juste besoin de mettre un sweet en dessous quand il fera -40°C, il est ultra confortable, j'ai vraiment envie de dormir dedans quand je rentre à la maison... Bon par contre, je n'ai toujours pas acheté de long johns, ces sur-sous-vêtements pour se protéger les jambes, je pense que je doublerai le tout avec un de mes pantalons de pyjama ça sera suffisant (moins sex, mais bon...).

    Continuons à raconter ma vie, parce que quand même elle est trop bien :-P. Bref, sinon je continue à sortir régulièrement et à assurer ma présence sociale, sauf que maintenant, ben je commence à vraiment connaître pas mal de monde, à me sentir vraiment plus à l'aise, et à passer plein de temps sous forme diverse et variée. Promis je travaille un peu aussi...

    Voilà, je pense que ça sera tout pour aujourd'hui c'est déjà pas mal, mais bon faut que je rentre à la maison pour manger, me laver, me faire beau avant d'aller découvrir le concept de «passer sa soirée au mall». Et non c'est pas un rencart, enfin, pour moi en tout cas ça n'en est pas un.

    Allez dans la paix, la tranquilité et l'amour des sachets de thé.

    N'oubliez pas de passer vos commandes de miel d'érable, de sirop d'érable, de peaux de caribous, de queues de castor en gelée, de Canadiens, de photos, d'anecdotes marrantes tout ça. Les frais de port varient en fonction de si je vous aime ou pas.
    October 09

    Thanksgiving

    Et oui, au pays des Caribous et du sirop d'érable, thanksgiving c'est plus tôt dans l'année. J'ai eu le droit à plusieurs explications au sujet de Thanksgiving au Canada. La première c'est qu'il s'agit de remercier le Seigneur d'avoir permis une telle récolte (d'où le plus tôt au Canada) qui permettra de passer l'hiver sans encombres avant de se réjouir l'été suivant (et l'hiver à Edmonton, ils savent ce que c'est). L'autre explication, c'est que c'est pour célébrer «when we defeated those fucking indians». Ce qui explique moins la différence de date.

    On restera dans l'optique de la première explication, qui malgré tout est insuffisante vu que je n'ai pas l'intention de remercier qui que ce soit pour l'absence de veau dans la récolte de cette année (même si bon, on verra plus tard).

    L'idée était simple, j'étais invité à venir partager le dîner de thanksgiving dimanche soir pour un repas «en famille». Nous partîmes huit et seulement deux moururent au cours du repas (non, je déconne). L'avantage d'être invité chez un cuisinier, c'est que c'est bon, la dinde farcie, les choux de Bruxelles, la purée de patates douces, les haricots plats, la confiture de cranberries, la sauce, la farce, la tarte framboises chocolat, la tarte au pommes, la tarte à la citrouille.... tout ça quoi et surtout pour finir, le vrai café, enfin, pas une sorte d'eau noircie par une poudre claire! C'était vraiment un délice. En plus, les gens étaient vraiment intéressants.

    Je n'irai pas jusqu'à dire représentative (non quand même, à voir la population masculine autour de la table, c'était impossible), mais assez large au niveau politique (et oui, les communistes au Canada, ça existe) et plutôt high brow, ce qui n'est jamais désagréable quand on veut avoir des discussions intéressantes et découvrir un peu le reste de la vision des choses canadiennes.

    Bref, on apprend plein de choses sur les richesses de la province, le pétrole, sa gestion, la fermeture des lits en HP, l'augmentation des loyers, le Québec, le géant US voisin et les problèmes d'intégration... Et surtout on obtient des adresses de vrais bouchers, de vrais fromagers, de bonnes adresses etc. le tout pour le modique engagement à faire un repas bon par mes soins, dont je cherche le menu et pour l'instant je pense à :

    - Apéritif : gougères et saucisses dans un petit pain (recettes bienvenues), et quiche d'Anna (je veux bien une copie de ta recette, comme ça je saurai si quand tu prétends lire ce blog c'est vrai :P)
    - Entrée froide : pas d'idée, je ne sais même pas si c'est une bonne idée vu la température extérieure
    - Entrée chaude : mes petits balottins de veau pannés
    - Poisson : saumon aux aiguilles de pin, avec pommes de terre au four et une crème de ciboulette
    - Plat de résistance : si j'arrive à trouver de quoi faire un filet mignon aux girolles, je fais, sinon, je sens que je vais devoir trouver une autre idée (bienvenue), avec a priori, risotto aux petits légumes
    - Trou : parce que c'est typiquement bien
    - Plateau de fromages
    - Desserts : îles flottantes parce que c'est obligatoire, et ensuite, idées bienvenues
    - Café/thé
    - Digestif et pousse-café et dodo...

    Commentaires, suggestions bienvenus

    Bon, on verra quand je ferai ça, je vous raconterai ensuite la catastrophe humanitaire ainsi causée.

    Bref, dans cette ambiance familiale, autour d'une table superbe on parle de tout de rien et on apprend plein de choses, avant de faire la photo de famille de thanksgiving, dès que je la récupère, je la mets sur facebook. Bon je previens d'avance, je n'ai pas une instalation totale et parfaite chez moi, et notamment, je n'ai pas de fer à repasser et donc je portais une chemise légèrement froissée, mon cauchemard. (Merci d'avoir écouté la minute superficielle.)

    Ensuite, certains étaient fatigués et d'autres moins, il est donc l'heure d'aller faire un tour dans un bar, histoire de finir la soirée en laissant les personnes âgées se reposer.

    Direction le roost donc, et bon, thanksgiving evening, pas grand monde mais un peu quand même donc possibilité de se faire quelques parties de billard. Une fois de plus j'ai pu montrer mon immense et incommensurable talent pour viser à côté de ce que je veux faire. Et c'est vraiment pénible parce que c'est vraiment du fait de mon incapacité à me servir convenablement de mes dix doigts que ça louze. La preuve, la veille au soir, pareil partie de billard, je ne joue pas mais j'indique à la personne avec laquelle je joue dans quelle direction taper et quel point viser et pif paf, la boule rentre à chaque fois... (mais bon il savait viser lui...)

    Après le billard et quelques tentatives pour faire comprendre l'intérêt sémantique en français des accessoires du billard, c'est le tour des fléchettes, première fois de ma vie, éh ben j'ai gagné d'abord :P

    Ensuite la soirée continue avec le show de dragqueen (bof, bof) et un épisode supplémentaire qui m'a permis de comprendre le sens de «I need to use the washroom» mais qui ne sera raconté qu'en privé, la soirée retombe jusqu'au moment où commençant à m'ennuyer un peu ainsi qu'une des personnes présentes au dîner, on commence à danser une sorte de rock version un peu acrobatique et où franchement, c'était mais trop bien.

    Sur ce, après Resident Evil n hier soir et le week-end fort chargé, mon lit commence à m'appeler.

    Pour me tirer du lit, tapez 1
    Pour me laisser dormir et me suggérer un menu, tapez 2
    Pour faire une action vide, mais faire une action quand même, tapez 3

    Peut mieux faire, promis
    October 06

    De l'utilité des sciences

    Depuis longtemps je me disais que faire des sciences et particulièrement des sciences dures, ça ne servait à rien dans la vie de tous les jours à part à crâner régulièrement en sortant des mots compliqués pour expliquer pourquoi ça sent les œufs pourris même s'il n'y a pas d'œufs dans le frigo ou encore à se marrer tout seul quand on prend l'ascenseur après quatre heures d'algèbre commutative et que le «fourth floor, going down» vous fait vous sentir comme un idéal premier après un changement de base...

    Et bien j'avais tort et la confrontation avec un pays lointain, étrange et où l'on parle la langue barbare des articles que je suis censé lire pour mon «boulot» (greumph) m'a permis de m'en rendre compte grâce à la vie de tous les jours et les échanges culturels avec mes collocs chinois.

    J'avais déjà évoqué la découverte de l'utilisation quotidienne du mot «flat» envisageable pour désigner ce qui est plat ET qui n'est pas forcément un morphisme de schémas, je n'ai pas trop parlé de mon utilisation de vocabulaire de géomètre algébriste pour décrire l'agencement de mon chez moi et ma position par rapport à la fac à un postdoc turc qui fait de la déformation du cône normal et je ne vais pas m'étendre là-dessus. Éh bien figurez-vous qu'hier soir j'ai même découvert l'utilité de la chimie.

    Je m'explique. Originaire du Loiret, je suis habitué à une eau très dure et un temps moyennement humide. Un de mes collocs chinois est lui habitué à un temps très humide et une eau très douce. Après de longues discussions sur le rapport à la famille au pays de l'enfant unique et les pays du divorce, on en vient à parler de l'hygiène du savon et du problème lié au fait que l'air soit très sec ici. (Même moi ça me dessèche la peau, j'ai même acheté un labello, pour la première fois de ma vie...). Et là c'est le drââââme, il va falloir que je lui explique que c'est parce que l'eau est très dure ici que la douche lui est désagréable... Bon «eau dure» je sais pas dire, bon on va essayer de dire que c'est parce qu'il y a beaucoup de calcaire dans l'eau... «calcaire» hum je ne sais pas dire non plus... bon on va essayer de parler pierre blanche tout ça dans l'eau... Ah on commence à sentir qu'on se comprend et là la révélation, l'illumination, l'universalité étalée sous nos yeux : l'un de nous sort la formule chimique de cette foutue pierre (bof pas trop une pierre), et d'un coup on sait tous les deux exactement de quoi parle l'autre...

    Bref, encore des lignes et des lignes pour ne rien dire à part que finalement, la chimie ça sert aussi à communiquer...

    Faites des sciences, pas la guerre (mais pas que des sciences non plus...)

    CaCO_3 vous salue bien bas
    October 04

    Publicité

    Avis à tous les célibataires déprimés de la jungle parisienne!

    Venez à Edmonton profiter de la chaleureuse ambiance et du succès incontestable que l'on peut y rencontrer (bon évidemment, faut aimer le froid, la bouffe insipide et les grands espaces).

    C'est juste hallucinant, mais alors vraiment... et il va falloir que je fasse attention en revenant parce que si je prends trop d'habitudes, ça va être la déprime assurée...

    Bref, situons un peu l'action : Hier soir, mercredi comme tout utilisateur de la semaine chrétienne le sait, j'étais chez moi, j'étais crevé, je n'avais pas envie de bouger quand bien même certains m'avaient dit que c'était leur jour off de la semaine. J'avais même décliné une invitation à dîner (moi qui aime bien cuisiner mais qui ai horreur de faire des courses, surtout quand il fait bien froid). Après un petit dîner rapide et une bonne tasse de café en pleine lecture de Nietzsche, je reprends un peu du poil de la bête et décide de me bouger un peu l'arrière-train et de sacrifier un peu de mon sommeil (ben oui, faut être au boulot à 9h...). Direction donc le buddy's, lieu de perdition habituel, ambiance K-Fêt en rouge et noir avec en plus des billards et des cages :-P.

    Enfin bon, j'avais bien évidemment sous-estimé le froid et je me gèle un bon coup en attendant le LRT (le métro du coin, enfin, l'unique ligne...), puis en me rendant sur place. On est mercredi soir, il n'y a personne (enfin une dizaine de personne dans la salle personnel compris quoi), mais c'est tant mieux, ça me permet un peu de causer avec le staff et de boire un coup. (Bon tout ça c'était avant de me faire agresser par une fille qui voulait que je vote pour elle pour le dance contest qui aurait lieu à minuit et demie, et qui finalement m'a surtout ramassé au billard; mais c'est normal, son mec avait pas l'air très fidèle d'abord.) Oui, il ne faut pas oublier de préciser que l'avantage considérable des bars qui font aussi boîte gay du coin, c'est que c'est vraiment très loin d'être communautaire, ça peut même devenir problématique dans certains cas.

    On cause on cause tout ça, je dis à Nigel, le sympathique barman torse-nu, qu'il faut qu'il refuse de me servir un autre gin tonic si jamais je viens lui en demander un, histoire que je ne commence pas à faire des bêtises... Peine perdue, non pas parce qu'il n'a pas su résister à mes injonctions alcoolisées mais simplement parce que maintenant, ce sont de sympathiques inconnus qui lui demandent de me servir à boire... C'est plutôt cool ça, je n'ai même plus à faire les yeux doux pour boire sans payer. Bon j'avoue que des fois, on se passerait bien de voir qui est à l'origine du verre qui est apparu dans ma main sans que je n'ai rien demandé.

    Mais bon, le dance contest finit par avoir lieu et Diane, la fille sus-citée, se retrouve en deuxième position (pourtant, elle était la meilleure, mais pour quelques protubérances mal placées...) et la soirée continue. Il va falloir un jour que je me plonge un peu dans un dictionnaire histoire d'avoir une meilleure idée des sens des mots «cute», «handsome», «awesome», «hot», «gorgious» et surtout de ce que ça implique sur les intentions de celui qui les émet. Parce que bon, ils sont bien sympathiques ces abrutis mais à force de me dire des choses pareilles, non seulement je vais finir par y croire, mais en plus ça va être la grande désillusion en rentrant à Paris et Brad va encore devoir me ramasser à la petite cuiller, si ce n'est avant, lorsque je finirai par réaliser le but de ces expressions et la réalité qu'elles recouvrent.

    Bref, vous l'aurez compris, si vous avez besoin de vous faire un peu brosser l'égo dans le sens du poil (et boire pas cher, le CAN$ est un peu plus faible que l'uKF, la première conso est à $4.75, les suivantes à $2.75, à moins que je n'ai rien compris et qu'on me fasse des prix...), venez me rendre visite à Edmonton ou allez-y plus tard, je vous donnerai les adresses.


    Se jeter des fleurs, genre vous avez-vu comment je suis trop une star, ça fait toujours du bien.

    Lâchez-vous sur les commentaires, histoire qu'on se marre un peu.

    Pour plus de détails, www.aircanada.com, cliquez sur "vols Paris-Edmonton" et envoyez-moi un mail pour avoir l'adresse où aller.

    Si franchement tout ça vous saoule, vous pouvez aussi ne plus venir lire ce torchon (et taper 2, comme toujours, pour me taper dessus).

    Si vous aimez bien, prenez les pages jaunes et cherchez à «psychiatrie».
    October 02

    Casquette

    Il est une chose assez étrange pour un garçon bien élevé comme moi, c'est cette histoire de casquette que l'on rencontre partout dans ce pays et qu'on ne retire pas quand on rentre dans un lieu public, ce qui m'a valu quelques regards interrogateurs plus d'une fois lors de mes passages de portes, vu que des fois, la coiffure honnie cachée sous les épaisseurs de tissu ferait mieux d'y rester. Je n'y suis pour rien, c'est un réflexe acquis à force de lourds tapages sur les doigts (ou presque, j'enjolive un peu là je dois dire).

    Il en existe vraiment un grand nombre de formes différentes, les coloris variant autant que les couleurs de l'arc-en-ciel à travers un kaléidoscope. Le port aussi est très important, devant tout droit c'est normal, tout le monde peut faire ça et surtout le vendredi («casual day» où on peut venir habillé un poil plus décontracté que d'ordinaire). Sur le côté ou derrière, c'est un peu plus sauvage ou ado en crise. Bref, c'est bien intéressant et puis je ne sais pas mais en fait ça peut être très mignon, donner un petit côté choupinou. J'en connais un par exemple (enfin, s'il veut toujours bien me parler) qui sans a l'air normal, standard tout ça, mais qui devient absolument à craquer dès qu'il te regarde en coin sous sa gapette.

    En substance, ça ne marche vraiment pas pareil que chez nous, et finalement c'est tant mieux, ça rajoute un peu d'intérêt au paysage, vu que malgré la distance, on a quand même droit à Mylène Farmer et Cascada dans les bars/boîtes gay d'Edmonton.

    Promis, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois
    October 01

    On the road to Calgary

    Ce week-end, je suis allé faire un tour à Calgary avec un local qui avait une soirée d'anniversaire là-bas.

    Pour situer, Calgary c'est environ à 300km au sud d'Edmonton, c'est plus peuplé, plus riche, moins ville-champignon, avec les sièges des grandes compagnies pétrolières (qui exploitent à Edmonton). Bref c'est plutôt sympa. Pour y aller, on peut emprunter l'autoroute nº2, assez dangereuse avec plein d'accidents tous le temps ou alors passer par les «petites» routes du coin pour visiter un peu la cambrousse.

    Quand on quitte Edmonton, c'est plat (comme un morphisme mais je l'ai déjà fait celle-ci alors je vais me retenir :-), bon trop tard) avec des arbres aux magnifiques couleurs de l'automne, flamboyantes et agréable. Je précise quand même que quand je dis plat, la Beauce à côté c'est la Normandie... Les petites bourgades se succèdent les unes les autres, avec une communauté francophone à Lacombe. Les pompes à pétroles se font plus présentes. C'est assez marécageux comme région, avec aussi un certain nombre de serpents à sonnette qui traînent, des canards pour la chasse, des roseaux pour que les ados aient de quoi fumer (si si, il paraît qu'il le font vraiment). Assez rapidement, la paysage se transforme et on a des jolies petites collines («rolling hills»). Le tout commenté par Ivan sur l'histoire du coin et la géologie des paysages locaux sur un fond de musique baroque, ça rend bien. Et puis ça permet de remarquer le retour à la campagne, les villages dortoirs etc. qui poussent dans le coin un peu partout.

    C'est plus tard que le véritable choc se produit, quand les arbres sur les collines se font vraiment rares et finissent par disparaître en ne laissant que fort peu d'ombre aux pauvres vaches déjà toutes noires à cause du soleil (à moins que ce ne soit la race qui veuille ça...) et que les collines aussi disparaissent, ne laissant qu'une immense plaine véritablement nue et à l'air assez aride... C'est le retour en zone vraiment de culture céréalière, comme à la sortie d'Edmonton (à part que c'est moins marécageux, et en fait pas du tout, à part une mare de temps en temps). Pour repérer les corps de ferme, c'est très simple, il suffit de voir l'arbre qui dépasse au loin... Bref, l'immensité s'étale sous nos roues.

    Jusqu'à ce que les badlands fassent leur apparition. Là, d'un coup on descend au fond d'une vallée étroite aux paroies sombres et stratifiées. C'est dinsaures-land, et ce n'est pas que pour déconner c'est vraiment un des plus gros centre de fouilles de paléontologie du crétacé au monde. Les nonosses se trouvent à la pelle. Et la ville est décorées par plein de sculptures ridicules alors ça fait un peu sourire dans cette région dont on comprend pourquoi elle était considérée comme maudite par les autochtones d'avant Cartier. Cette brèche surgie au milieu de nulle part fait vraiment une dizaine de kilomètres de long je dirais sur quelques un de larges, c'est vraiment un canyon, un peu comme le Horseshoe canyon qui est un peu plus loin et qui pour le coup apparaît vraiment sous les pieds sans que l'on n'ait rien demandé (200m avant le bord, on ne voit que l'immense plaine).

    Bref, c'est vraiment une cicatrice au milieu d'un bloc de marbre.

    La route continue ensuite vers Calgary, toute droite évidemment (d'ailleurs quand il faut joindre deux bouts parallèles qui ne sont pas confondus, plutôt que de faire une gentille courbe c'est un angle droit dans un sens puis un autre dans l'autre, bien brutal malgré toute la place disponible).

    Quand on approche de Calgary, on voit les Rocheuses au loin qui se détachent au-dessus de la grande plaine, déjà très enneigées... On voit aussi les grands buildings de la ville, qui sont vraiment différents de ceux d'Edmonton.

    Globalement, la ville est plus agréable, moins brutale, avec des aménagements urbains pour lui donner un visage plus humain, plus américaine comme certains disent ici, en même temps, elle n'est pas sous la neige huit mois par an donc ça sert à quelque chose d'aménager... Évidemment c'est malgré tout CBD + banlieue résidentielle.

    La soirée était franchement sympa, les gens vraiment agréables et bien déconnants, et la baraque magnifique (promis je n'ai rien volé :P). On comprend pourquoi les gens de Calgary sont dits plus chaleureux que ceux d'Edmonton qui le sont infiniment plus que les Parisiens...

    Le retour, crevé, se fait par l'autoroute rapide, avec une petite pause à Red Deer pour déjeuner et de la musique traditionnelle russe pour accompagner la longue monotone et morne plaine...

    Tout ça pour dire que le Canada, ouais, c'est sympa. Bientôt thanksgiving en plus

    Si vous voulez en savoir plus sur le droit du travail au Canada, tapez 1
    Si vous voulez que je continue à raconter ma vie, tapez 2
    Si vous ne savez pas compter, appuyer sur la touche *


    September 28

    Conduite alimentaire

    Enfin un vrai choc culturel! Moi qui me disais que mis à part quelques différences rapides dans les habitudes de vie (genre quand on dit bonjour, on dit juste bonjour, on ne fait pas la bise ni on ne sert la main), j'allais au total n'avoir pas de grand changement par rapport à ce à quoi je suis habitué.

    Et bien si! Enfin!

    Je m'étais mis dans l'idée de faire un petit repas tranquille pour Matthew et moi, par exemple des petits ballotins de veau panés avec du parmesan à l'intérieur et du jambon cru pour ficeler le tout (rien de bien compliqué à faire quoi) et il a fallu faire des courses... Là ça a été le drame, le vrai, le grand. «Veal? What is veal?» fut la seule réponse que j'obtins à ma recherche de viande au milieu d'un immense supermarché... J'explique de quoi il s'agit, on me considère comme un barbare pour oser manger des bébés vaches et tout ce qui va avec. J'ai pu constater aussi que la différence entre les différents morceaux de viande (le filet et le collier, ce n'est quand même pas pareil), c'était un peu évasif voire pas trop existant...

    Mais bon, la recherche d'ingrédients pour préparer le dîner qui finalement sera constitué de tournedos sauce champignons à la crème from scratch (ce qui avait l'air de choquer un peu aussi, peler les champignons, les faire cuire progressivement en rajoutant épices et autres herbes pour donner un peu de goût etc. miam, c'était bien bon) fut elle aussi assez épique : Non, je veux de la crème avec un peu plus de 0,001% de matière grasse, un vrai truc qui tient au corps quoi, oui je veux des vrais champignons, pas une espèce de sauce toute préparée avec du soja du maïs et des épluchures de moucherons dedans. Bref, je vais devoir m'habituer, ou en tout cas essayer de ne pas perdre trop le plaisir de manger en revenant (dis Jérôme, on se fait une bouffe pour mon retour ? :-P).

    Le point vraiment positif, c'est que la bidoche est vraiment mais alors vraiment moins cher qu'en France...

    En parlant de couilles de taureau, je saute au second point de ce billet, à savoir la conduite, la voiture et le rapport à la bête.

    Dans cette contrée isolée et assez glaciale, il est naturel que les gens aient une voiture et l'utilisent, même pour des petits déplacements (faire 300m dans le froid, ce n'est parfois pas évident). On trouve des «drive thru» partout, même à la banque... La conduite est plutôt vraiment plus agréable qu'en France. Ils y vont pépère... les rues sont larges, les intersections quasiement systématiquement quatre routes perpendiculaires... Il y a quand même certaines choses qui sont étonnantes notamment sur le régime des priorités et sur la possibilités de tourner à droite quand bien même le feu serait rouge. Ce qui est vraiment agréable néanmoins, c'est que quand je traverse la 80e avenue le matin ou le soir pour faire le trajet bureau-maison, alors qu'elle est bien large, avec un gros traffic et que le passage piéton est au milieu de nulle part et sans feu, dès que je suis à moins de deux mètres de la route, tout le monde s'arrête et me laisse passer. Ou alors c'est juste que je suis une star, je ne sais pas.

    Bref, le point amusant du jour c'était ce matin, sur la route : le pick-up devant nous avait une paire de testicules accrochée au niveau du crochet à caravane. Comme quoi, «pick-ups have balls».

    Merci de votre attention et passez un bon week-end, je m'en vais à Calgary...
    September 27

    Téléphone

    Depuis peu, je découvre les joies des téléphones canadiens.

    Déjà, il ne faut pas oublier que les Canadiens, forcément, ils connaissent bien le téléphone, ils l'ont depuis plus longtemps que tout le monde. Pourtant c'est assez étrange... Déjà, je n'arrive quasiment jamais à différencier les voix que j'entends, en tout cas pas au-delà du masculin/féminin alors que je connais quand même un certain nombre de personnes du même sexe qui ont des tonalités bien différentes... Et même quand je sais de qui il s'agit, non vraiment, ça n'a vraiment rien à voir avec ce que j'entends quand je suis en face. Bon, je dois juste être stupide.

    Néanmoins, le fonctionnement général des forfaits et autres trucs du même genre est assez étrange... Pour commencer, les communications locales sont gratuites, c'est bien pratique quand on cherche un logement par exemple. Ensuite, les numéros de portable ne sont pas du tout identifiables (pas d'équivalent du 06) et sont variables suivant là où on se trouve. Par exemple, en ce moment, mon numéro commence par 780, l'indicatif de l'Alberta, mais je ne suis pas certain qu'il reste le même si je pars par exemple faire un tour en Colombie britanique. Même si en fait, pour m'appeler, y'a pas besoin de mettre l'indicatif si on est dans ma région, mais pour m'envoyer un sms il faut le mettre... Bref c'est tordu et je n'y ai pas compris grand chose...

    Autre truc amusant : on a l'impression que l'on dispose d'un forfait très fourni en communications seulement, quand on m'appelle, c'est aussi décompté sur le temps que je suis censé avoir... donc faut faire gaffe aux pièges... Dans le même style, avoir un répondeur, une identification du numéro qui appelle, ce sont des services payants (que je n'ai donc pas parce que c'est bien assez cher comme ça...), ce qui est en fait vraiment peu pratique parce que non seulement on ne peut pas savoir qui a appelé quand on a loupé un appel mais en plus on ne peut même pas savoir de quoi il s'agit, et la personne en question se donne rarement la peine de rappeler. C'est un poil pénible quand on essaie de planifier son samedi soir et que tout le monde décide de m'appeler alors que je prends ma douche  (oui, même en terre barbare, j'essaie de rester propre).

    Au total, je m'en sors quand même pas mal, rassurez-vous (comment ça ce billet est nul?), même si parfois il faut perdre ses habitudes de «bises, à plus, bonne soirée» à la fin d'une conversation.

    Heureusement, ma cobureau m'a donné un très joli bijou de portable coréen. Pour me porter bonheur et prospérité.

    C'était la pensée du jour.

    Pour que ça ne se reproduise plus, tapez 1
    Pour me taper dessus, tapez 2

    Cadrage

    Reprenons donc là où nous l'avions laissé le flux de verbiage inutile il y a une vingtaine de minutes (ouaip, d'après l'heure de post ça fait un peu plus longtemps que ça mais vu que je n'ai toujours d'internet chez moi que dans ma cuisine — quelle idée de faire des câbles de seulement 7m de long aussi — je tape dans mon lit, bien au chaud, et je poste le matin en arrivant au bureau). Ça a l'air bien comme ça la vie dans les grandes contrées froides non? Rester bien au chaud avec un bon thé en racontant ça vie aux gens qui sont loin et qu'on aime, avec de temps en temps quelqu'un qui vient nous prendre pour nous proposer une sortie nocturne, parce qu'attendre le bus, ce n'est pas une bonne idée... profiter de la vue sur le centre-ville d'Edmonton au loin et que je n'ai pas, tout ça quoi. Il était question de cadrer un peu ce que j'allais mettre sur ce fichu blog et non de raconter ma vie, promis je vais essayer de m'y tenir. L'idée, ce n'est clairement pas que ça intéresse grand monde de savoir ce que je vais mettre ici vu qu'au total, si on n'a pas envie de le lire on peut passer à autre chose, non, c'est plutôt pour me cadrer moi, parce que si toi, ô lecteur, tu peux passer à une autre note, moi, il faut bien que je l'écrive. Et vu ma tendance («mon petit côté») dispersé et prêt à parler de tout et de rien à tout instant, je risque de passer pas mal de temps à taper un truc de trois kilomètres avant de finalement me dire que non, ça ne va pas du tout dans la tonalité du truc et en plus ça ne présente aucun n'intérêt, voire que ça ne relève peut-être que de la psychothérapie pour paranoïaque dépressif. Ben quoi? faut pas avoir honte de ce que l'on est non?

    Bref, passons aux choses sérieuses et laissons de côté toutes ces méditations inutiles et fortement dépassées. Déjà, j'attends avec impatience les premiers commentaires de Brad qui je l'espère se reconnaîtra. Ensuite, de quoi je vais bien pouvoir parler? À première vue de moi, après tout, c'est ce que je fais le mieux donc pourquoi m'arrêter là, peut-être même que je me sentirai le courage de continuer à écrire une fois revenu en terre civilisée, oups pardon, je n'ai rien dit. Ensuite, il va falloir parler un peu de comment ça se passe dans ce magnifique pays (promis, les photos c'est pour bientôt, elles sont sur mon ordinateur mais pour l'instant je n'ai réussi à les mettre ni sur facebook ni sur ce blog), parce qu'effectivement c'est très beau. Les couleurs de l'automne sont véritablement magnifiques, surtout lorsque l'on traverse la Saskatchewan (yeah baby!) par le pont à l'ouest de l'université, quand la vallée large et profonde creusée par des siècles d'absence d'urbanisme européen se déploie dans toute sa splendeur... Bon il faut modérer ça par la température extérieure qui peut énormément varier du fait de l'ensoleillement, du vent et du temps que l'on est prêt à passer dehors. (Du style il gèle le matin, pas au sens figuré au sens propre, et on se balade en T-shirt l'après-midi, enfin on...) Je ne sais pas encore si je vais étaler mes états d'âme ou pas, c'est tentant et j'adore ça mais en même temps ça risque tellement de me mettre dans une contradiction permanente à chaque fois que je vais relire ce que j'ai écrit avant que ce n'est peut-être pas une bonne idée. Pour l'instant, restons-en à «La vie au Canada, ça déchire ta grande tante!». D'ailleurs, je tiens à présenter d'avance et une bonne fois pour toutes mes excuses à tous les adeptes de la virgules qui je pense, auront remarqué que je n'ai aucune idée de la façon dont on est supposé s'en servir vue la difficulté à reconstituer le sens de mes écrits quand on les lit distraitement. Gnark gnark gnark.

    Il me semble que cette note fait déjà une taille raisonable, que j'ai pu commencer à raconter mes bêtises et que je ne vais pas m'arrêter de sitôt mais que l'avantage d'avoir (enfin) un peu de temps ce soir, c'est que je peux en écrire plein et les écouler tous les jours sans que ça se voit trop. Comme on dit ici, be better thought an idiot than open your mouth and be proved so. Moi, je (d'abord, oui, moi, je) suis un matheux, j'aime bien les preuves.

    Votre éternel serviteur de lui-même.
    September 26

    Et si on commençait?

    Ploum,

    Il s'agit donc de la première note de ce blog enfin commencé... Depuis le temps que j'en parle, il faut bien s'y mettre. Bon pour l'instant je sens qu'il va essentiellement me servir à donner des nouvelles sans avoir besoin de spammer 3000 personnes à chaque fois. Je vais aussi essayer d'y mettre des photos (si j'y arrive...) et exposer mes grandes réflexions qui ne font pas avancer d'un pas l'humanité mais correspondent uniquement à mon ressenti du moment.

    Bref, laissez des commentaires, envoyez- moi des mails, suggérez-moi des choses à faire pour améliorer ce bidule et bon, ben faites-vous plaisir... De toute façon, si ça ne vous intéresse pas, vous pouvez passer très rapidement ailleurs (je suis sûr qu'il y a un bouton page d'accueil en haut à gauche de la fenêtre de votre navigateur, enfin si cette page n'est pas votre page d'accueil, auquel cas je serais flatté mais un peu inquiet pour votre santé mentale). Pour l'instant il n'y a rien, c'est assez désertique je l'avoue mais je vais avoir toute la nuit pour réfléchir à quelle tonalité lui donner, quelle fréquence de posts envisager en prenant en compte mes petites habitudes de vie, qui envoyer bouler quand ça ne me plaît pas, comment réussir à ne pas trop m'embrouiller avec ce nouveau clavier et surtout, quand vais-je enfin me bouger le postérieur pour aller faire des courses et avoir autre chose que des pâtes à manger les rares soirs où je suis chez moi pour dîner?

    Bref, voilà, c'est tout pour le moment, j'espère qu'on peut modifier une note une fois postée parce que vu le nombre de fautes de frappe que je fais ça risque de ne pas être triste sinon. (Ah oui cool on peut.)

    Votre éternel serviteur de lui-même.